Groupe Partouche : la dynamique de croissance se confirme sur le S1
Le Conseil de surveillance du Groupe Partouche, réuni le 30 juin 2026, a examiné les comptes audités du premier semestre de l’exercice 2025-2026 (période de novembre 2025 à avril 2026). Malgré des chiffres bruts en apparence contrastés en raison d'un effet comptable exceptionnel l'an passé, l'activité opérationnelle du géant des jeux affiche une excellente santé.
Une croissance opérationnelle masquée par un effet de base exceptionnel
Sur ce premier semestre, le Produit Brut des Jeux (PBJ) progresse de +2,6 % pour atteindre 371,1 M€, tandis que le chiffre d’affaires (CA) global augmente de +3,0 %, s’établissant à 240,4 M€.
En lecture directe, l’EBITDA (48,3 M€ contre 55,3 M€ au S1 2025) et le Résultat Opérationnel Courant (ROC, à 18,2 M€ contre 24,3 M€ au S1 2025) affichent un repli. Toutefois, cette baisse s’explique uniquement par un élément non récurrent survenu l’an dernier : au premier semestre 2025, les comptes avaient été artificiellement gonflés à hauteur de 12,2 M€ par la réduction d’un passif social lié à la crise du Covid.
Une fois cet effet exceptionnel neutralisé, les performances réelles du groupe sont excellentes :
- L’EBITDA retraité bondit de +12,1 % (+5,2 M€ par rapport au S1 2025).
- Le ROC retraité s’envole de +50,9 % (+6,1 M€).
Les casinos physiques et les jeux en ligne restent moteurs
Le secteur du casino confirme sa solidité avec un ROC de 30,2 M€. Retraité de l’impact de l’exercice précédent, il progresse de +39,8 % (+8,6 M€). Plusieurs établissements se distinguent particulièrement :
- Divonne, La Tour-de-Salvagny et Annemasse (+1,8 M€) récoltent les fruits des rénovations majeures menées en 2024.
- Le Royal Palm à Cannes (+1,2 M€) bénéficie pleinement de sa restructuration.
- Le casino physique de Middelkerke en Belgique (+0,9 M€) profite d’une rationalisation de ses coûts, tandis que la filiale de Cotonou au Bénin (+0,7 M€) est déjà rentable après un an d’activité.
- Les jeux en ligne à Meyrin en Suisse (+2,0 M€) connaissent également une forte progression.
À l’inverse, le club parisien enregistre un ROC en recul de -0,6 M€, un chiffre logique qui intègre les investissements et recrutements massifs liés à son déménagement stratégique vers l’avenue de La Grande Armée, effectif depuis début mai 2026. L’hôtel Cosmos (Vosges), fermé fin 2025, pèse quant à lui sur le résultat non courant à hauteur de -3,4 M€.
Des finances saines pour soutenir le développement
Les charges de personnel s’élèvent à 98,3 M€ (en hausse maîtrisée de 1,8 M€ une fois le passif social de l’an dernier neutralisé), impactées notamment par l’intégration sur un semestre complet du casino 50 Croisette à Cannes et l’entrée en vigueur de deux accords sur les minimas sociaux au 1er avril 2026.
Le résultat net s’établit finalement à 7,2 M€ (contre 12,6 M€ au S1 2025). Le Groupe Partouche conserve une structure financière très solide et saine pour aborder ses futurs projets, affichant des capitaux propres de 399,6 M€, une trésorerie disponible de 84,8 M€ et un endettement net maîtrisé de 196,6 M€.
Gambling Insider vous propose les dernières actualités du secteur, des articles approfondis et des avis fiables sur les opérateurs. Notre équipe allie des normes éditoriales rigoureuses à des décennies d’expertise spécialisée afin de garantir l’exactitude et l’impartialité de ses informations. Nous nous engageons à fournir une couverture claire, impartiale et fiable de l’ensemble du secteur mondial des jeux d’argent.